mardi 2 juillet 2019

Nucléaire = danger ??

     Les panaches de vapeur d'eau qui s'élèvent au loin dans le ciel du paysage layracais nous rappellent que nous vivons dans l'environnement immédiat d'une centrale nucléaire, celle de Golfech.
    Mise en activité depuis 1991 puis 1994 pour sa seconde tranche, nous nous étions peu à peu habitués à sa présence, jusqu'à l'oublier. 


L'extension toute récente de son Plan Particulier d'Intervention (PPI)* qui passe d'un rayon de 10 à 20 km englobe tout d'un coup de nombreuses communes du Brulhois, dont Layrac. 

   Est-ce que cela a ravivé (cela à juste titre ou non) la peur d'un accident nucléaire chez nos concitoyens ? 
Toujours est-il que ce week-end, ont fleuri dans nos divers villages, des panneaux visant à sensibiliser la population face à cette potentielle menace. 

Jugez plutôt :

Voici ce que cela donne à l'entrée de nos différents villages : 










(Un grand merci à notre ami J.-L. D. pour nous 
avoir adressé certaines de ces photos)


* Le Plan Particulier d'Intervention est un dispositif établi par l'Etat pour protéger les personnes, les biens et l'environnement et pour faire face aux risques particuliers liés à l'existence d'une centrale nucléaire.



vendredi 19 avril 2019

Fait divers de 1897


     Curé de Layrac à la fin du XIXe siècle, l’Abbé Paul Dubourg nous a laissé 2 remarquables  et imposants volumes narrant l’histoire de notre cité et de son prieuré.

Compulsant récemment certaines de ses notes, aux Archives Départementales du Lot-et-Garonne, je fus intrigué par cet article de journal, qu’il avait découpé et collé dans un  de ses cahiers.
Il s’agit d’un entrefilet paru dans La Dépêche du Midi et daté du 15 avril 1897.

Il relate un bien sordide incident survenu dans notre commune, œuvre de ce que le journaliste appelle des « ignorantins ». D'après le dictionnaire, un ignorantin est : Celui qui est ignorant, sans culture et prétentieux.
On dirait maintenant des « simples d’esprit »

Lisez-plutôt :





lundi 4 mars 2019

Un beau succès pour le Carnaval 2019

    Fidèle à une tradition vieille de plusieurs siècles, Layrac, comme tous les premiers dimanches de mars, a vibré ce week end  aux rythmes du Carnaval.
Le beau temps étant de la partie, c'est une foule nombreuse qui est venue admirer la cavalcade présentée par le Comité des Fêtes.



Profitons-en d'ailleurs pour dire un grand bravo et un grand merci à toute l'équipe de bénévoles de ce comité, qui sous la houlette de son président, Laurent Monestès, travaille de nombreux mois pour nous offrir ce spectacle. 

Le défilé était cette année composé de 11 chars, dont voici quelques vues











Sans oublier l'incontournable et toujours présent taureau layracais ... 



et un char dédié à notre équipe de rugby locale, l'ASL :




Entre les chars, l'animation est assurée par de fidèles groupes de batteries fanfares, bandas et majorettes ...






Chose que l'on remarque peut-être moins, les char sont tirés par des tracteurs, dont certains sont de véritables pièces de collection ...




Nos amis du Comité des Fêtes n'ont pas hésité à se déguiser et à monter sur les chars ...




Mais le Carnaval de Layrac c'est aussi la fête foraine, avec ses attractions pour grands et petits, toujours plus surprenantes les unes que les autres....








Vous avez loupé ce premier dimanche de Carnaval à Layrac ? 
Ce n'est que partie remise ! 



RENDEZ-VOUS DIMANCHE PROCHAIN, 10 MARS ! 





lundi 4 février 2019

Le Gers fait le gros dos


      Il  a plu pratiquement sans discontinuer durant cette dernière semaine de janvier, ce qui a pour conséquence d'enfler nos cours d'eaux. 

Garonne roule ses eaux boueuses et a repris son lit habituel, et le Gers s'est enflé et chargé d'écume.


De l'île centrale, habituellement refuge des aigrettes et des canards n'émerge qu'une partie de l'arbre ....



Certes, il y a beaucoup de courant et de débit, comme on peut en juger à la chute au flanc du moulin, mais rien d'inquiétant pour l'instant...


RAPPEL : 
Vous pouvez suivre la progression de la crue du Gers en allant sur le site de "Vigiecrues", grâce au lien que vous trouverez dans la partie droite de ce blog. 




Nous ne manquerons pas de vous tenir informés si la crue venait à prendre des proportions plus importantes ...








lundi 21 janvier 2019

Brexit or not brexit ?

     En empruntant le nouvel itinéraire de randonnée de notre commune, (balisage bleu) qui surplombe le Gers au dessus de Bajolles avant de s'élancer dans les coteaux, le randonneur aura la surprise de se trouver nez à nez avec ceci, au détour d'un bois : 


En s'approchant de plus près, on comprend que c'est une boîte aux lettres aux armes de sa Gracieuse Majesté la reine Elisabeth II, destinée à recevoir du courrier des glorieuses Postes de la République Française.


Aurions-nous là, se cachant au plus profond des bois layracais un ressortissant britannique fuyant le Brexit et son pays ? 

Ou tout simplement un amoureux du Royaume Uni et de sa culture ? 

Chacun peut imaginer ce qu'il veut ...



jeudi 10 janvier 2019

La Poste à Layrac


     Les récents travaux de rénovation de l’agence postale de Layrac sont, pour ce premier article de 2019 sur ce blog, l’occasion de revenir un peu sur l’histoire de la Poste à Layrac. Il vous permettra, j’espère, d’approfondir vos connaissances, après la série de photos narrant cette histoire, parue dans Le Layracais N° 216.

     Alors que sous l’Ancien Régime, il existait un bureau postal à Astaffort depuis le 1er juillet 1781, il faut attendre le 1er avril 1828 pour que s’ouvre un bureau à Layrac.  Il est la conséquence logique de l’augmentation du flux de passagers et de marchandises sur la route N° 17 de Paris à Barèges qui, dans notre département, passe par Castillonnès, Villeneuve, Agen, Layrac et Astaffort, avant de gagner Lectoure et le département du Gers. On parle pour ce service de « Poste aux lettres », par opposition à la « Poste aux chevaux » qui existait auparavant. Le Lot-et-Garonne compte à ce moment-là 23 bureaux de poste, chiffre qui sera porté à 58 en 1874.

    On appose alors sur les plis confiés au Service des Postes une marque postale à l’encre, manuscrite ou imprimée. En effet, il faudra attendre le 1er janvier 1849 pour qu’apparaisse le premier timbre poste. Pour Layrac, on trouve écrit le mot « Layrac » surmonté du chiffre 45.
Il existera ensuite un cachet en forme de losange, constitué d’abord de petits points, puis de gros points. La provenance du bureau de poste de Layrac se sait grâce aux chiffres qui accompagnent le cachet : 1681 en petits chiffres pour les petits points et 1995 en gros chiffres pour les gros points.

Cachet en losange avec 1681, provenant du bureau de Layrac

Cachet en losange avec 1995, provenant du bureau de Layrac

On trouvera ces cachets sur les premiers timbres-postes ayant servi à régler l’affranchissement.
On aura ensuite des cachets circulaires, que l’on connait mieux.

     En ces temps-là, si l’on en croit la mémoire perpétuée par nos anciens, le bureau de poste de Layrac était situé dans une maison  à l’entrée de la rue des Pénitents, presque en face du débouché de la rue Tranquille. Il dépendait du bureau  d’Agen et était tenu par Mme Soclet.
Ce bureau fut rapidement trop petit et souhaitait déménager.
L’occasion se présenta lorsque le Grand Café Pandelé, institution layracaise qui abritait aussi en son premier étage une salle de jeux avec billards, fut mis en vente.

Le Grand Café Pandelé, avec l'animation d'un jour de foire

     Le Conseil municipal de Layrac, présidé par Joseph Danglade, décida le 3 septembre 1910 de s’en porter acquéreur. Un emprunt de 29.500 Frs, remboursable en 11 ans fut contracté pour couvrir l’achat et permettre les travaux d’aménagement du bâtiment. En euros d’aujourd’hui, compte tenu de l’érosion monétaire et de l’inflation, cela équivaudrait à 113.802 Euros (source INSEE).
Les Archives Départementales du Lot-et-Garonne, conservent de magnifiques dessins de ces travaux d’aménagement, menés en 1911, que nous vous livrons ci-dessous :

Les 2 parcelles achetées par la Municipalité. 

Le dessin de la façade donnant place de Salens
La façade donnant sur la rue Prosper Dauzon et les signatures des architectes  -  (janvier 1911)

Les aménagements intérieurs prévus : au rez-de-chaussée le bureau de poste et au 1er étage, le logement de fonction

     Le nouvel « Hôtel des Postes » comme on l’appelait alors, fut inauguré le 1er juillet 1911.
D’autres travaux furent exécutés quelques années plus tard, à la fin de la première guerre mondiale, pour y intégrer le télégraphe et le téléphone. La façade s’orna alors du bandeau « Postes-Télégraphes-Téléphones »

La  "Nouvelle Poste"

    Les municipalités successives ne firent ensuite que de petits travaux d’entretien, jusqu’à la rénovation d’envergure que l’on vient d’entreprendre.
Pour la petite histoire, ces travaux, en 2018, auront coûté aux alentours de 300.000 €.
Soit 3 fois plus, un siècle plus tard, que le prix d’achat et les travaux initiaux !


(Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir 
et mieux lire les inscriptions qui y sont portées)