Affichage des articles dont le libellé est * Histoire de Layrac. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est * Histoire de Layrac. Afficher tous les articles

vendredi 20 avril 2018

Repères de crues

      Notre commune est malheureusement régulièrement victime des débordements du Gers, et même parfois de la crue simultanée de Garonne et du Gers.
Nous avons subi de nombreuses inondations importantes au cours des siècles et les dernières dont on garde la mémoire sont : 


- le 24 juin 1875, qualifiée de "crue du siècle"
- les 3 et 4 mars 1930
- le 4 février 1952
- les 7, 8, 9 et 10 juillet 1977

Une exposition, "Mémoires de crues", présente tout cela de façon plus détaillée. Elle est visible dans les locaux de l'Office de Tourisme de Layrac.

      Pour entretenir également cette mémoire des crues, mais de Garonne seulement, la Communauté d'Agglo d'Agen vient d'implanter sur chacune des communes victimes d'inondations régulières, des "repères de crues". 
Ils indiquent le niveau de la dernière crue de Garonne importante, celle de 1930.


     Celui de Layrac est situé à côté du pont du Gers, sur la maison de M. Bourrousse, à l'angle de la rue Marceau.
Il est accompagné d'une plaque explicative et d'une échelle de crues, destinée à mesurer le niveau qu'atteignent les eaux, qui espérons-le, ne servira pas de sitôt.


Voici, de plus près, ce que l'on peut lire sur la plaque explicative : 



JEU-DÉCOUVERTE 

En face ce nouveau repère de crues, de l'autre côté de la chaussée, se trouve gravé sur le mur le repère de la crue du 24 juin 1875. 
Amusez-vous à le découvrir ! 

D'autres repères de crues se cachent au hasard des rues et maisons de Layrac. Si vous ne les découvrez pas tout seul, vous pourrez venir en prendre connaissance en visitant l'exposition visible à l'Office du tourisme ...


mardi 16 janvier 2018

La triple noyade de 1910

Notre petite cité a elle aussi connu quelques événements tragiques.

Ce fut le cas en 1910, le 18 août exactement. 
C'est ce que rappelle, à l'entrée du pont, cette stèle, aujourd'hui en fort piteux état : 



Ce jour-là, un détachement de cavaliers du 15ème régiment de Dragons* fait des manœuvres dans la plaine de Garonne et décide de s'arrêter en fin de journée à Layrac, en bordure du Gers, pour se reposer et bivouaquer.
Les hommes faisaient boire les chevaux au bord de l'eau, lorsque soudain, et sans que l'on sache trop bien comment, l'un d'entre eux, le cavalier DARRIGADE fit une chute et se trouva emporté par les flots du Gers.
Aussitôt le cavalier VINET se jeta dans les remous pour lui porter secours, mais il coula immédiatement. Le lieutenant LEMOYNE, officier qui encadrait le groupe, crut bon, dans un élan héroïque, de se précipiter à son tour dans les eaux boueuses. Le journal "L'Indépendant du Lot-et-Garonne" rapporte dans son édition du 21 août 1910 ses dernières paroles : "Je vais à la mort mais au devoir"
Il fut malheureusement lui aussi emporté par le courant.

Trois hommes se noyèrent donc ce jour-là, en contrebas de la chaussée du Gers, en aval du moulin.


Une stèle fut érigée quelques temps après, mais en l'honneur de la conduite héroïque de Vinet et Lemoyne seulement. Le pauvre Darrigade, mort lui aussi, n'eut pas droit aux honneurs. 

La population layracaise fit preuve d'un grand soutien à l'armée lors de cet événement malheureux et le Maire donna lecture, lors du Conseil Municipal du 21 août 1910, d'un mot de remerciements adressé par les autorités militaires.
Il est à noter également que c'est la commune qui prit en charge les frais d'obsèques du cavalier Darrigade (pour un montant de 200,40 Frs de l'époque). 
La municipalité offrit aussi 3 couronnes mortuaires pour les funérailles. Ces deux derniers points furent validés lors du Conseil Municipal du 13 novembre 1910.

3 morts noyés, 3 couronnes : la municipalité du sage Joseph Danglade, ne fit, elle, aucune distinction ...




* Le 15ème régiment de Dragons

Le "Dragon" est un militaire se déplaçant à cheval, mais combattant à pied. Il fait donc partie des effectifs de cavalerie
Créé en 1776 par Anne Jules de Noailles, le 15ème régiment de Dragons fut un élément actif des guerres napoléoniennes et prit part aux batailles d'Arcole, des Pyramides, d'Iéna ou encore d'Austerlitz. 
a l'époque napoléonienne

Il fut cantonné à Libourne à partir de 1875.
Il s'illustra lors de nombreuses batailles de la Première guerre mondiale, étant englobé dans la 10ème puis la 3ème division de cavalerie.


Uniforme vers 1910 (29ème régiment)


Régiment de Dragons en manœuvres




mardi 5 décembre 2017

Layrac vue du ciel




Depuis le 23 novembre dernier, la société Périvision Studio *, société de production audiovisuelle lot-et-garonnaise, a mis en ligne sur YouTube un film de 3'26 min, montrant des vues de Layrac prises du ciel, à l'aide d'un drone.

C'est une très jolie réalisation, présentée en voix off par notre maire et accompagnée de commentaires dits par Alice Oudet.

Une jolie promotion pour notre petite cité gasconne ! 

A déplorer toutefois, les inexactitudes historiques qui accompagnent la vue de nos monuments ...

Mais jugez-en plutôt, en visionnant le film. 

Pour ce faire, cliquez sur le triangle ci-dessous : 









* lien vers le site de Perivision studio : Perivisionstudio.fr

samedi 13 août 2016

Les noms des rues de Layrac

     Un grand nombre de rues de Layrac fait actuellement peau neuve dans le cadre des travaux menés au centre ville.
Profitons en pour faire un petit point sur le nom de nos rues et pour voir les changements opérés au fil des années.

Nous avons compulsé pour cette étude, les livres terriers conservés aux Archives Départementales du Lot-et-Garonne. Il s'agit là de l'ancêtre de nos cadastres. Pour Layrac, nous avons à disposition ceux de 1550, 1604, 1624 et 1679. Suit un nouveau document en 1760, puis le premier véritable cadastre, impulsé par Napoléon Ier et achevé pour Layrac en 1827.
Nous avons aussi un plan de Layrac levé en août 1772 et conservé aux Archives Départementales du Gers. Le nom des rues n'y figure pas, mais il permet de vérifier leurs tracés.

A tout bien tout honneur, commençons par la Place de la Mairie, au centre des travaux :

La Place Jean Jaurès


Elle est appelée "la plasse" ou "place" en 1679, puis deviendra au début du XIX ème siècle "Place" puis ensuite "Place du Marché" au début du XXème siècle. Ce n'est qu'au conseil municipal du 29 octobre 1935, à la demande des conseillers Jean Dupouy et Félix Bédril, qu'il est décidé de l'appeler "Place Jean Jaurès", en hommage au grand homme assassiné en juillet 1914. Le Maire de l'époque est Bernard Bonnet, élu le 5 mai 1935. (maire de 1935 à 1941 puis de 1947 à 1965).


(Cliquez sur l'image pour l'agrandir et lire le texte)

Et ce n'est seulement qu'en 1937, que la municipalité acquerra la vaste maison du Dr Lalande, et y déménagera l'Hôtel de Ville, situé jusqu'alors à côté du clocher, en face de l'ancienne église Notre-Dame. (séance du conseil municipal du 23 novembre 1937- acquis pour 20.000 Frs de l'époque soit 11.860 € d'aujourd'hui)




Cette place centrale était occupée, aux XVIème et XVIIème siècles, par une halle, vraisemblablement bâtie en bois. En effet, le terrier de 1679 mentionne que de nombreuses maisons de la place "confrontent (c'est à dire touchent) à la halle".
Le plan de 1772, n'en porte quant à lui, plus de trace. 




Voyons maintenant les rues débouchant sur la place Jean Jaurès ;  nous trouvons tout d'abord : 

La rue de Montfort


Elle s'est longtemps appelée tout simplement "la rue" ou même "rue de la rue" Se trouvait à son sommet l'une des 3 tours fortifiées servant de portes à la ville. (les deux autres étant à Salens et Verdun). Au siècle dernier, les gens l'appelaient la "côte de marronniers" à cause des arbres qui y étaient plantés. C'est à la demande de J. Sarramia de père que la municipalité de Joseph Danglade (maire de 1908 à 1919) choisit d'honorer la mémoire du Baron Stanislas de Barthès de Montfort, Layracais et lieutenant de l'armée de terre, tombé face à l'ennemi le 21 décembre 1914.

Cette rue a déjà fait l'objet de 2 articles parus dans ce blog . Vous pouvez les lire en cliquant sur les liens ci-dessous : 


La rue Joseph Danglade


Autrefois appelée "rue de l'église", car elle conduisait à l'ancienne église paroissiale Notre-Dame, détruite peu de temps après la Révolution Française et dont il nous reste le clocher. Elle prit ensuite au XIXème et début du XXème siècle le nom de rue "du Jardin Public", car elle conduisait au Royal qui était alors un agréable jardin planté d'ormeaux. Elle prit plus tard le nom de "rue Joseph Danglade", pour honorer celui qui fut maire de Layrac pendant la Première Guerre Mondiale (maire de 1908 à 1919). Cette décision fut prise à la demande de M. Aurenque, cafetier-restaurateur et élu, lors du Conseil Municipal du 9 novembre 1919.

Dans cette rue, le terrier * de 1679 nous apprend que se trouvait le Couvent des Dames Religieuses de Notre-Dame du Rosaire : 


                (Cliquez sur l'image pour l'agrandir et lire le texte)


La maison qui abrite le couvent "confronte " (touche) d'un côté au fossé de la ville et de l'autre aux murs de l'église Notre-Dame. Il s'agit donc certainement de la maison occupée de nos jours par M. et Mme Tempesta.
Ces religieuses, rattachées à l'ordre des Dominicaines étaient déjà présentes à Agen et ont essaimé à Layrac en 1665, dans cette même rue de l'église. La fondatrice layracaise fut soeur Madeleine de Lagoute de La Poujade, qui y installa l'ordre, avec les recommandations de l'évêque de Condom, dont Layrac dépendait alors.

Dans cette rue, à l'angle de la rue du Lombard, se trouve aussi la maison où, selon la tradition populaire, la reine Jeanne d'Albret dormit en janvier 1572. Se rendant à Paris au mariage de son fils Henri de Navarre, futur Henri IV, prévu au mois d'août, elle était partie de son château de Nérac et avait fait de Layrac sa première étape. N'oublions pas que Layrac était à cette époque une place forte protestante.
De nos jours, c'est notre amie Marie-Pierre qui dort chaque nuit dans le lit qu'avait occupé la reine. 





Les autres rues débouchant sur la place feront l'objet d'un prochain article de ce blog ...


A SUIVRE ......

* un Terrier est un livre faisant l'inventaire des possessions des habitants. C'est l'ancêtre de nos cadastres. 

lundi 4 février 2013

LAYRAC et le BRULHOIS

     Lorsque je fais visiter Layrac, on me demande souvent si notre ville fait partie du Pays du Brulhois ou encore pourquoi le vin que l'on vend à notre cellier s'appelle "Cotes du Brulhois" ?
Il est vrai que contrairement aux villages alentours, aucun panneau "Pays du Brulhois" n'est associé au panneau signalétique d'entrée de ville de Layrac.

    Il est donc temps de réparer cette injustice. Oui, Layrac fait partie du Brulhois et en fut naguère un des centres spirituels les plus importants.


Mais qu'est-ce que le Brulhois ? 


C'est un très vieux "pays" qui remonte au Moyen-Age.

D'un point de vue historique, c'est même une Vicomté, qui s'étendait sur 3 de nos départements actuels.
Ses limites en sont des cours d'eau :  la Garonne au nord, l'Auvignon à l'ouest, l'Auroue à l'est, Le département du Gers au sud, complétés par les ruisseaux de Nequapornic et d'Ambrona.



Sa capitale historique en était Laplume .

En fonction du découpage actuel de nos communes et cantons, on peut résumer l'emprise de ce territoire ainsi : 



Contrairement à ce que l'on entend à droite ou à gauche il est à noter que ni Astaffort, ni Le Passage d'Agen, ni Sauveterre-Saint-Denis n'en faisaient partie.
Dans le Tarn-et-Garonne, de même en étaient exclus Auvillar et Dunes.

Le Pays du Brulhois actuel, tel que le veulent ou le voudraient nos hommes politiques ne reprend pas les limites du Brulhois historique. 

Ses frontières actuelles donneraient donc un triangle ressemblant à ceci : 





A SUIVRE .....

Cartes non libres de droits

Mots clés : Brulhois - Brulhois historique - Bruilhois - vicomté

samedi 10 novembre 2012

Centenaire de KIRPY : retour aux origines de l'usine ...

     L'usine de fabrication de matériel agricole KIRPY, implantée sur notre commune,  fête cette année ses 100 ans
C'est pour nous l'occasion de remonter aux débuts de son histoire ...


      C'est sous l'impulsion d'André Garric que la société KIRPY voit le jour il y a donc 100 ans,  en 1912, sous le nom de "Manufacture de machines agricoles Kirpy". 
On raconte que le nom de Kirpy vient du diminutif du prénom de son épouse "Riquette" qui donna RIQ et du prénom de son fils "Pierre" qui donna PI. "Riqpi" fut ensuite inversé en "Kirpy" pour faire un peu américain, dans les goûts de l'époque ...
portrait d'André Garric
     Visionnaire et brillant homme d'affaires, fils de viticulteur layracais, André Garric a l'idée de s’intéresser au "cavaillon", c'est-à-dire à la bande de terre entre les rangs de vigne que ne peut labourer la traditionnelle charrue vigneronne, alors en vigueur. La  culture de la vigne étant à cette époque largement répandue dans notre région, il a l'idée de construire une charrue spéciale, la "décavaillonneuse". 
Il achète pour cela le brevet d'invention d'un agriculteur-inventeur, Jean-Baptiste Maïs (1865-1946) installé dans le Gers voisin, à Lagarde-Fimarcon, à une 20aine de km de Layrac.



Le brevet d'invention de Jean-Baptiste Maïs

Les premières charrues sont fabriquées dans l'atelier du serrurier layracais Pocq, installé dans la rue Mal-percée (actuelle rue Edmond Lalande). 
A cette époque, M. Pocq commençait en effet à se reconvertir dans la réparation des bicyclettes et avait modernisé pour ce faire son atelier de serrurerie. Il devint responsable de la production des charrues, qui étaient alors fabriquées au coeur du village. 
    Le succès de cette décavaillonneuse fut immédiat et il fallut très vite trouver un autre lieu de production.



     En 1913, André Garric s'installe donc en face de la gare, sur des terrains familiaux, près des anciens chais à vin de son père. L'usine n'a dès lors cessé de se développer autour de cet emplacement, qu'elle occupe encore aujourd'hui.

     La production commence ensuite à se diversifier et l'usine, outre les décavaillonneuses produit aussi des charrues brabants. 



En 1923 un incendie détruisit l'usine. A. Garric décide alors de la reconstruire en agrandissant. Trois nouveaux halls voient le jour, permettant l'installation des ateliers de forge, d'usinage, d'outillage et de montage.

Les nouveaux bâtiments de l'usine, vers 1925-1930



A SUIVRE ........



Cliquez sur les images pour les agrandir - Images non libres de droit.

Merci à Remy Constans qui m' a permis de réutiliser les matériaux récoltés ensemble lors de la rédaction de l'ouvrage :
Pays du Brulhois, La vie à Layrac :1900-1940 - éditions Loubatières

dimanche 5 août 2012

Les premiers habitants de Layrac


    De quand date notre commune ?
   Qui furent ses premiers habitants?

   On a longtemps cru, de par son étymologie en -ac que Layrac résultait de l'évolution et de la transformation d'une villa gallo-romaine en un village. Villa qui aurait appartenu à un riche propriétaire terrien, du nom de Larius ou Hilarius. Nous reviendrons dans un article ultérieur sur la validité actuelle de cette hypothèse... Quoi qu'il en soit, cette période nous ramènerait au mieux à la fin du 1er siècle après Jésus Christ ou dans le courant du 2ème siècle, mais pas avant.

   Jusqu'au jour où, en 1899, un agriculteur découvrit non loin de la Garonne, en face de Saint-Pierre de Gaubert, une hache en pierre polie du Néolithique.
Il y avait donc eu des hommes sur le territoire de notre commune, bien avant les Romains ou plutôt les Gallo-romains.
En effet cette hache nous permet de situer cette occupation entre -4.000 et - 2.000 ans av. J.C.




Le Musée d'Agen possède dans ses réserves un autre objet de cette période, également trouvé sur le territoire de notre commune.
Il s'agit de la moitié d'une hache-marteau, d'une longueur de 60 mm : 




Nous avions donc la présence d'une occupation de la commune dès le Néolithique (-4.000  -2.000 av. J.C.) Et on en resta sur cette idée pendant de nombreuses années.



   Mais des recherches archéologiques récentes (années 1980 à nos jours) permettent maintenant avec certitude de faire reculer cette date:

    Des prospections menées par E. MONMEJEAN, étudiées dans les années 1980 par le professeur Jean-Marie Le TENSORER alors à l'Institut du Quaternaire de l'Université de Bordeaux I, ont mis en évidence un campement de plein air du Paléolithique et plus précisément du  Magdalénien Inférieur (Magdalénien type I) situé sur une des terrasses dominant le village de Layrac et l'embouchure du Gers et de la Garonne. Layrac a donc connu des chasseurs de cette époque de la préhistoire, soit entre -17.000 et -15.000 ans avant Jésus Christ.




Ce sont à ce jour, les plus anciens Layracais (et Layracaises !) que nous connaissons.

   D'autre part, des ramassages de surface réalisés par deux archéologues locaux, Francis FOURNIER et Jean-Luc MORENO dans le cadre de prospections-inventaires, commandées par le SRA Aquitaine (Service Régional de l'Archéologie) ont permis d'identifier d'autres traces de peuplement :

Lagravade et Broques, bien que les sites aient été malmenés par les travaux et maintenant le tracé de l'autoroute, quelques pièces de silex ont été trouvées, comme des pointes de flèches ou cette superbe hache en pierre polie, elle aussi du Néolithique:




Larrouy et Batail, la présence humaine remonte certainement également au Néolithique ou tout du moins  à l'Age du Bronze (-1.800 à -800). De nombreux tessons de céramique grossière et des restes d'amphores y attestent d'une occupation encore plus importante à l'Age du Fer (-800 à J.C.)

Joundamas, c'est un petit bracelet d'un diamètre de 75 mm datant du Bronze Moyen (-1.500 - 1.200) qui a été découvert  en 1986, par un de nos agriculteurs  et qui a fait l'objet d'une étude par Alain BEYNEIX, Préhistorien originaire de notre voisine Astaffort.


Le bracelet de Joundamas - Croquis Alain Beyneix


Aux alentours de Bajolles, un nouveau site vient d'être identifié par J. L. MORENO. Le peu de matériel lithique recueilli à ce jour ne permet pas encore une datation certaine, mais voici pour en juger, quelques pièces : 



Enfin, tout récemment, ce même archéologue a découvert un autre objet lithique aux confins de notre commune et de Caudecoste : 


Il semble donc évident que notre commune ait été largement occupée durant de nombreuses phases de la préhistoire, ce matériel archéologique découvert étant là pour le confirmer. 

Mais nous avons également la survivance de cette occupation par le nom de certains de nos lieux-dits: 

La toponymie nous apprend en effet que "La gran Peyre" et "Lapeyre"  ou encore "Pont de la peyre" renvoient à des menhirs qui devaient se trouver sur notre territoire à cette époque lointaine. De même "As peyres" renvoie certainement à un cromlech. "Peyressonet" et "Peyresoit" (maintenant "Perrussoit") font encore référence à cette occupation préhistorique.

"La grand Peyro" était un menhir encore bien visible au début du siècle dernier. On y venait même en processions. Il mesurait alors près de 2.50 m de haut, pour une largeur  d' 1.20 m. (source : G. Tholin, archiviste du Lot-et-Garonne à la fin du XIXème siècle) Il n'en reste pratiquement plus rien aujourd’hui.

Comme on le voit, toute une page de notre histoire locale est encore à écrire ! 




(cliquer sur les photos pour les agrandir - images non libres de droits)

MOTS CLES :  Préhistoire - silex - Layrac - Age bronze -hache - marteau - toponymie