lundi 19 novembre 2012

1er tour des Elections Municipales

     Comme vous le savez certainement, suite à des démissions en nombre de conseillers municipaux (conséquences de la gestion du dossier LGV et des décisions imposées à Layrac par la CAA) la population layracaise a été appelée aux urnes, dimanche 18 novembre 2012. 

Il s'agissait d'élire 27 nouveaux conseillers municipaux . 

A l'issue de ce premier tour de scrutin, voici les résultats : 

   Sur les 2902 électeurs inscrits dans les 3 bureaux, 1705 sont venus voter, soit 58.75 %

* liste menée par Philippe MARULAZ,
Priorité Layrac  :                              470 voix,   soit 28.9 % des suffrages.



* liste menée par Patrick TORCELLO,
L'Union pour Layrac  :                      586 voix,   soit 36 %



* liste menée par Pierre PUJOL,
Continuons ensemble  :                    572 voix,   soit 35.1 %     ¤



Aucune liste n'ayant la majorité, les Layracais devront donc à nouveau voter dimanche prochain, pour un 2nd tour de scrutin. 


(¤ résultats publiés d'après l'ordre officiel des candidats déposé à la Préfecture)

samedi 10 novembre 2012

Centenaire de KIRPY : retour aux origines de l'usine ...

     L'usine de fabrication de matériel agricole KIRPY, implantée sur notre commune,  fête cette année ses 100 ans ! 
C'est pour nous l'occasion de remonter aux débuts de son histoire ...


      C'est sous l'impulsion d'André Garric que la société KIRPY voit le jour il y a donc 100 ans,  en 1912, sous le nom de "Manufacture de machines agricoles Kirpy". 
On raconte que le nom de Kirpy vient du diminutif du prénom de son épouse "Riquette" qui donna RIQ et du prénom de son fils "Pierre" qui donna PI. "Riqpi" fut ensuite inversé en "Kirpy" pour faire un peu américain, dans les goûts de l'époque ...
portrait d'André Garric
     Visionnaire et brillant homme d'affaires, fils de viticulteur layracais, André Garric a l'idée de s’intéresser au "cavaillon", c'est-à-dire à la bande de terre entre les rangs de vigne que ne peut labourer la traditionnelle charrue vigneronne, alors en vigueur. La  culture de la vigne étant à cette époque largement répandue dans notre région, il a l'idée de construire une charrue spéciale, la "décavaillonneuse". 
Il achète pour cela le brevet d'invention d'un agriculteur-inventeur, Jean-Baptiste Maïs (1865-1946) installé dans le Gers voisin, à Lagarde-Fimarcon, à une 20aine de km de Layrac.



Le brevet d'invention de Jean-Baptiste Maïs

Les premières charrues sont fabriquées dans l'atelier du serrurier layracais Pocq, installé dans la rue Mal-percée (actuelle rue Edmond Lalande). 
A cette époque, M. Pocq commençait en effet à se reconvertir dans la réparation des bicyclettes et avait modernisé pour ce faire son atelier de serrurerie. Il devint responsable de la production des charrues, qui étaient alors fabriquées au coeur du village. 
    Le succès de cette décavaillonneuse fut immédiat et il fallut très vite trouver un autre lieu de production.



     En 1913, André Garric s'installe donc en face de la gare, sur des terrains familiaux, près des anciens chais à vin de son père. L'usine n'a dès lors cessé de se développer autour de cet emplacement, qu'elle occupe encore aujourd'hui.

     La production commence ensuite à se diversifier et l'usine, outre les décavaillonneuses produit aussi des charrues brabants. 



En 1923 un incendie détruisit l'usine. A. Garric décide alors de la reconstruire en agrandissant. Trois nouveaux halls voient le jour, permettant l'installation des ateliers de forge, d'usinage, d'outillage et de montage.

Les nouveaux bâtiments de l'usine, vers 1925-1930



A SUIVRE ........



Cliquez sur les images pour les agrandir - Images non libres de droit.

Merci à Remy Constans qui m' a permis de réutiliser les matériaux récoltés ensemble lors de la rédaction de l'ouvrage :
Pays du Brulhois, La vie à Layrac :1900-1940 - éditions Loubatières

vendredi 26 octobre 2012

Actualité municipale et vie du blog

         Suite à de nombreuses démissions de conseillers municipaux, le Conseil Municipal de Layrac ne compte plus que 18 membres sur les 27 prévus. Il va donc falloir procéder à de nouvelles élections. 

Celles-ci ont été fixées aux 18 et 25 novembre prochains. 
Il faudra voter pour des listes entières, de 27 personnes.

Vous êtes nombreux à me demander de vous donner par l'intermédiaire de ce blog, des informations sur les protagonistes, les listes en présence ou leurs programmes. 

Je vous rappelle donc que là n'est pas la mission première de ce blog, qui se veut neutre et ne faisant pas de politique. 

Ce blog aspire uniquement à être une invitation à la découverte de l'histoire de Layrac, de ses monuments et de son patrimoine, tout en étant également une vitrine de la vie de notre cité, à travers ses manifestations, la vie de ses associations, ou de petits clins d'oeil à tout ce qui fait le charme de notre cité gasconne.

Je vous invite donc à consulter les sites d'informations suivants et à cliquer sur les liens ci-dessous pour suivre l'actualité municipale de notre ville : 

Association "Des idées pour Layrac"

info-layrac

Journal Sud-Ouest

Sud Ouest.fr - édition Lot-et-Garonne

Journal La Dépêche / le Petit Bleu

la Dépêche.fr - commune de Layrac


Merci de votre compréhension et ..... bonnes élections à tous !! 


dimanche 30 septembre 2012

au hasard de nos rues ...

    
         En attendant une publication un peu plus "sérieuse" sur ce blog, un petit clin d'oeil humoristique en cette fin d'été, glané dans une des toutes nouvelles rues de notre cité layracaise : 

Les urbanistes y ont prévu du  stationnement et même pour un .....



dimanche 5 août 2012

Les premiers habitants de Layrac


    De quand date notre commune ?
   Qui furent ses premiers habitants?

   On a longtemps cru, de par son étymologie en -ac que Layrac résultait de l'évolution et de la transformation d'une villa gallo-romaine en un village. Villa qui aurait appartenu à un riche propriétaire terrien, du nom de Larius ou Hilarius. Nous reviendrons dans un article ultérieur sur la validité actuelle de cette hypothèse... Quoi qu'il en soit, cette période nous ramènerait au mieux à la fin du 1er siècle après Jésus Christ ou dans le courant du 2ème siècle, mais pas avant.

   Jusqu'au jour où, en 1899, un agriculteur découvrit non loin de la Garonne, en face de Saint-Pierre de Gaubert, une hache en pierre polie du Néolithique.
Il y avait donc eu des hommes sur le territoire de notre commune, bien avant les Romains ou plutôt les Gallo-romains.
En effet cette hache nous permet de situer cette occupation entre -4.000 et - 2.000 ans av. J.C.




Le Musée d'Agen possède dans ses réserves un autre objet de cette période, également trouvé sur le territoire de notre commune.
Il s'agit de la moitié d'une hache-marteau, d'une longueur de 60 mm : 




Nous avions donc la présence d'une occupation de la commune dès le Néolithique (-4.000  -2.000 av. J.C.) Et on en resta sur cette idée pendant de nombreuses années.



   Mais des recherches archéologiques récentes (années 1980 à nos jours) permettent maintenant avec certitude de faire reculer cette date:

    Des prospections menées par E. MONMEJEAN, étudiées dans les années 1980 par le professeur Jean-Marie Le TENSORER alors à l'Institut du Quaternaire de l'Université de Bordeaux I, ont mis en évidence un campement de plein air du Paléolithique et plus précisément du  Magdalénien Inférieur (Magdalénien type I) situé sur une des terrasses dominant le village de Layrac et l'embouchure du Gers et de la Garonne. Layrac a donc connu des chasseurs de cette époque de la préhistoire, soit entre -17.000 et -15.000 ans avant Jésus Christ.




Ce sont à ce jour, les plus anciens Layracais (et Layracaises !) que nous connaissons.

   D'autre part, des ramassages de surface réalisés par deux archéologues locaux, Francis FOURNIER et Jean-Luc MORENO dans le cadre de prospections-inventaires, commandées par le SRA Aquitaine (Service Régional de l'Archéologie) ont permis d'identifier d'autres traces de peuplement :

A Lagravade et Broques, bien que les sites aient été malmenés par les travaux et maintenant le tracé de l'autoroute, quelques pièces de silex ont été trouvées, comme des pointes de flèches ou cette superbe hache en pierre polie, elle aussi du Néolithique:




A Larrouy et Batail, la présence humaine remonte certainement également au Néolithique ou tout du moins  à l'Age du Bronze (-1.800 à -800). De nombreux tessons de céramique grossière et des restes d'amphores y attestent d'une occupation encore plus importante à l'Age du Fer (-800 à J.C.)

A Joundamas, c'est un petit bracelet d'un diamètre de 75 mm datant du Bronze Moyen (-1.500 - 1.200) qui a été découvert  en 1986, par un de nos agriculteurs  et qui a fait l'objet d'une étude par Alain BEYNEIX, Préhistorien originaire de notre voisine Astaffort.


Le bracelet de Joundamas - Croquis Alain Beyneix


Aux alentours de Bajolles, un nouveau site vient d'être identifié par J. L. MORENO. Le peu de matériel lithique recueilli à ce jour ne permet pas encore une datation certaine, mais voici pour en juger, quelques pièces : 



Enfin, tout récemment, ce même archéologue a découvert un autre objet lithique aux confins de notre commune et de Caudecoste : 


Il semble donc évident que notre commune ait été largement occupée durant de nombreuses phases de la préhistoire, ce matériel archéologique découvert étant là pour le confirmer. 

Mais nous avons également la survivance de cette occupation par le nom de certains de nos lieux-dits: 

La toponymie nous apprend en effet que "La gran Peyre" et "Lapeyre"  ou encore "Pont de la peyre" renvoient à des menhirs qui devaient se trouver sur notre territoire à cette époque lointaine. De même "As peyres" renvoie certainement à un cromlech. "Peyressonet" et "Peyresoit" (maintenant "Perrussoit") font encore référence à cette occupation préhistorique.

"La grand Peyro" était un menhir encore bien visible au début du siècle dernier. On y venait même en processions. Il mesurait alors près de 2.50 m de haut, pour une largeur  d' 1.20 m. (source : G. Tholin, archiviste du Lot-et-Garonne à la fin du XIXème siècle) Il n'en reste pratiquement plus rien aujourd’hui.

Comme on le voit, toute une page de notre histoire locale est encore à écrire ! 




(cliquer sur les photos pour les agrandir - images non libres de droits)

MOTS CLES :  Préhistoire - silex - Layrac - Age bronze -hache - marteau - toponymie

vendredi 20 juillet 2012

Nos agriculteurs ont du talent !

La preuve en est, cette magnifique locomotive confectionnée en meules de paille, qui vous accueille en ce moment à l'entrée de Layrac ! 





Toutes nos félicitations à l'artiste ! ....



... et merci pour ce clin d'oeil, qui, bien que paraissant sympathique au premier abord  est là pour nous rappeler que la LGV va passer à cet endroit, détruisant l'outil de travail de nos agriculteurs !  ! 



(cliquez sur les photos pour les agrandir ...)